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18 octobre 1954, Walscheid, Moselle:
Référence pour ce cas: 18-oct-54-Walscheid.
Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.
Le journal régional L'Est Républicain du 19 octobre 1954 avait rapporté en page 7, après s'être gaussé des histoires de soucoupes volantes et de "Martiens" du moment, l'histoire "édifiante" qui suit:
D'après leur correspondant à Walscheid, Moselle, un "certain soir" alors que "la prière s'achevait à peine", la "cité fut alertée par des cris enfantins, des cris d'angoisse, de frayeur... de ceux qui créent les atmosphères de romans noirs. Et tout aussitôt les promeneurs accoururent et, avec eux, s'enfla cette nouvelle énorme qui se transmit comme la foudre: des Martiens étaient là, qui s'apprêtaient à attaquer Walscheid..."
Le journal raconte que "c'est d'un doigt tremblant, le visage ruisselant de larmes, que les bambins, dissimulés derrière les plus braves de leurs aînés, désignaient sur une terrasse là-bas, derrière la maison, un "commando" d'une bonne dizaine de sujets."
"Dans la pénombre ambiante, que troublait à peine l'éclairage public, on distinguait en effet les formes assez hautes, anguleuses et tout à la fois volumineuses de ceux qui épiaient avant l'heure H de l'invasion."
Le journal raconte que la résistance fut vite organisée et les jeunes gens accoururent, équipés d'un armement hétéroclite: bâtons, haches, fourches, "tenus d'une main ferme, annonçaient le moment solennel de l'offensive. Et, dans la bruyante ambiance du moment, au milieu des cris et des larmes, plus d'un volontaire sentit monter en lui, avec l'excitation du combat, le sentiment de l'héroïsme et la certitude de la victoire."
"L'assaut allait être donné. Des renforts avaient surgi, que des enfants, à la hâte, avaient été cherchés, quand, dans le tumulte, le propriétaire de la maison se réveilla, enfin et apparut à sa porte. Les yeux encore gonflés de son sommeil interrompu. On l'avertit aussitôt, avec les ménagements d'usage de la présence insolite des Martiens sur sa terrasse. Et sans doute, à Walscheid, on n'entendit jamais plus formidable éclat de rire que celui qui jaillit et déferla sur la foule ébahie."
"La stupeur des uns et l'étonnement des autres étaient à peine émoussés que survenait enfin la nouvelle qui allait les détendre."
Et le journal d'expliquer que les "Martiens" étaient en fait les chrysanthèmes de l'habitant de la maison, qu'il avait couverts contre le froid parce que la radio avait annoncé de la gelée.
L'histoire a bien entendu été reprise dans d'autres journaux français et même américains, et citée comme exemple "d'hystérie" dans la littérature ufologique.
Ce qui semble de prime abord avoir été une méprise, expliquée sans besoin d'enquête ufologique par les témoins eux-mêmes - un "cas négatif" est toutefois considérée par certains ufologues "sceptiques" comme une pure invention de la presse.
[Ref. ler1:] JOURNAL "L'EST REPUBLICAIN":
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Walscheid (de notre correspondant). -- Chaque province, pour ne pas dire chaque cité, a eu, qui sa "soucoupe" qui son "cigare" qui son martien (vrai ou faux). Mis a part certaines gracieuses jeunes filles, ces derniers se présentaient sous des formes diverses: petits, velus à souhait ou dépourvus de poids, têtes rondes et disproportionnées, yeux perçants, point d'oreille, bref, des formes qui... à priori... n'attirent pas la sympathie.
A Walscheid (Moselle), pourtant des Martiens d'une autre forme - mais venons-en aux faits. La prière s'achevait à peine, certain soir, que la cité fut alertée par des cris enfantins, des cris d'angoisse, de frayeur... de ceux qui créent les atmosphères de romans noirs. Et tout aussitôt les promeneurs accoururent et, avec eux, s'enfla cette nouvelle énorme qui se transmit comme la foudre: des Martiens étaient là, qui s'apprêtaient à attaquer Walscheid...
Et c'est d'un doigt tremblant, le visage ruisselant de larmes, que les bambins, dissimulés derrière les plus braves de leurs aînés, désignaient sur une terrasse là-bas, derrière la maison, un "commando" d'une bonne dizaine de sujets.
Dans la pénombre ambiante, que troublait à peine l'éclairage public, on distinguait en effet les formes assez hautes, anguleuses et tout à la fois volumineuses de ceux qui épiaient avant l'heure H de l'invasion.
La résistance fut vite organisée et les jeunes gens accoururent, équipés de l'armement le plus hétéroclite: bâtons, haches, fourches, tenus d'une main ferme, annonçaient le moment solennel de l'offensive. Et, dans la bruyante ambiance du moment, au milieu des cris et des larmes, plus d'un volontaire sentit monter en lui, avec l'excitation du combat, le sentiment de l'héroïsme et la certitude de la victoire.
L'assaut allait être donné. Des renforts avaient surgi, que des enfants, à la hâte, avaient été chercher, quand, dans le tumulte, le propriétaire de la maison se réveilla, enfin et apparut à sa porte. Les yeux encore gonflés de son sommeil interrompu. On l'avertit aussitôt, avec les ménagements d'usage de la présence insolite des Martiens sur sa terrasse. Et sans doute, à Walscheid, on n'entendit jamais plus formidable éclat de rire que celui qui jaillit et déferla sur la foule ébahie.
La stupeur des uns et l'étonnement des autres étaient à peine émoussés que survenait enfin la nouvelle qui allait les détendre.
"Des Martiens, pensez voir, ce sont mes chrysanthèmes... La radio avait annoncé la gelée, alors je les ai couverts, voilà tout!"
Et dans l'apaisement général, peut-être certains, regretteront-ils toujours de n'avoir pas été les valeureux combattants d'une nouvelle guerre à l'échelle, sidérale.
Saint-Loup-sur-Semouse (de notre correspondant). -- Les visions lumineuses nocturnes se multiplient à tel point que nous ne désespérons pas de voir un jour en panne sur notre planète l'un de ces innombrables disques ou cigares dont on signale la présence un peu partout depuis quelque temps. En attendant cette panne, si souhaitée mais très problématique, car selon de nombreux témoignages, ces engins sont extrêmement perfectionnés, nous en sommes réduits à relater les déclarations de ceux qui ont eu la chance d'apercevoir un de ces mystérieux appareils.
Ainsi dimanche, vers 20h30, des personnes de Varigney (Hte-Saône) se rendant au cinéma à Conflans, aperçurent, après avoir franchi le passage à niveau, une sorte de feu plus rouge encore que le soleil couchant, mais de forme à peu près carrée, selon un des témoins (d'autres, cependant, affirment que l'engin était plutôt arrondi). Il était en tout cas immobile à la partie la plus élevée et la plus lointaine de la pâture située en bordure de la route de Conflans à Saint-Loup, contre le jeu de quilles du café Beuclair.
Personne alors ne s'approcha pour voir plus nettement de quoi il s'agissait. Seul M. Jean Beuclair, averti par M. Barrat, garde-barrière, pénétra dans la pâture et resta là en observation, accompagné de sa fille aînée, Jeanne, âgée de 16 ans, qui se tenait à une dizaine de mètres en arrière.
M. Beuclair devait déclarer avoir vu cette espèce de globe, s'approcher sans bruit, très vite, jusqu'à moins de vingt mètres de lui, en descendant la pente du pré. A ce moment, il lui sembla que l'appareil émettait des radiations blanches et d'autres rouges juxtaposées.
"Ces radiations, dit-il, étaient insuffisantes pour éclairer le pré, mais assez fortes pour influencer ma vue et m'empêcher d'approcher".
Et il poursuit: "Je vis deux sortes de jambes supportant l'appareil qui, à un certain moment, se plièrent. Je criai, mais ne reçus aucune réponse". Sa fille corrobore ses dires en partie, mais elle est moins affirmative et moins précise, ayant vu la "chose" de plus loin.
Sur les objurgations de sa femme et des autres membres de sa famille, très apeurés, bien qu'ils n'aient rien vu de terrifiant, M. Beuclair et sa fille se retirèrent.
Lorsque M. Beuclair ressortit, quelques minutes après, l'apparition s'était évanouie. La manière dont l'engin disparut reste donc mystérieuse.
La gendarmerie de Saint-Loup, qui s'est rendue sur les lieux, n'a relevé aucune trace anormale. Ce témoignage unique, s'il a fortifié les convictions des uns qui croient aux soucoupes volantes, aura également augmenté le scepticisme des autres.
[Ref. nmn1:] JOURNAL "NORD-MATIN":
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Une intense émotion s'empara des paroissiens de Walscheid (Moselle) quand, à la sortie de l'office du soir, un groupe d'enfants leur apprit qu'un "commando de Martiens" avait pris position dans une ferme du village.
Avec mille précautions, quelques hommes parmi les plus courageux, partirent en éclaireur et distinguèrent en effet sur la terrasse de la ferme en question, des silhouettes aussi imprécises que suspectes, voire inquiétantes...
On tint un conseil de guerre au cours duquel l'élément viril de la population décida d'aller déloger l'agresseur.
Tandis que les femmes se réfugiaient dans l'église, les hommes rassemblèrent un armement qui, pour être disparate, n'en était pas moins manié avec résolution: bâtons, fourches, fusils, couteaux...
En silence, utilisant au max-
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sous le titre:
MARTIENS
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mum le terrain et les défilements, les assaillants progressèrent vers le retranchement des martiens et le cernèrent.
Aucune émotion ne se manifestant parmi les silhouettes suspectes, l'assaut fut décidé. On se disposa en deux colonnes et les porteurs d'armes blanches avancèrent avec circonspection sous la protection des chasseurs, le doigt sur la gachette.
A distance adéquate, les sommations furent lancées. Les Martiens ne bronchaient pas: les sommations se firent plus impérieuses et bientôt une fenêtre s'ouvrit, un homme apparut. C'était le propriétaire des lieux, qui, d'une vois empâtée de sommeil, s'enquit:
- Qu'est-ce qu'il se passe? Qu'est-ce que vous faites là?
On le lui dit.
Il répondit par un énorme éclat de rire qui devait bientôt se communiquer à tout le monde...
Il expliqua en effet qu'il avait, à la nuit tombante, emmailloté les chrysanthèmes de sa terrasse pour les préserver de la gelée.
C'était là les silhouettes suspectes, qui avaient enflammé l'imagination des enfants.
[...]
Lundi soir, vers 20 h. 50, quatre personnes ont simultanément aperçu un engin inconnu dans le ciel béthunois. L'une d'elles se trouvait à Vendin, à 2 km à l'ouest de Béthune, les trois ensembles à Beuvry, à 2 km à l'est.
C'est au Vendinois, M. Louis Decourcelle, 53 ans, transporteur, rue de la Mairie, que l'apparition fut la plus nette.
Il se trouvait près de chez lui quand, peu avant 21 h., il vit dans le ciel, au-dessus de Béthune, un disque de couleur indigo qui resta un instant immobile, à une certaine hauteur. Puis le disque s'allongea comme si, à sa base, se déployait une forme. Le tout répandait dans le ciel une vive clarté. Tout à coup, l'appareil lança des étincelles aveuglantes. Puis l'engin s'éteignit et disparut rapidement.
M. Decourcelle, que les gendarmes béthunois ont entendu hier matin, au Quay de Bruay où il travaille, a tracé pour eux au tableau noir, dans le poste du Quai, la silhouette de cette "soucoupe".
Cette apparition fut très brève.
M. Decourcelle, sans savoir à quel engin il avait eu à faire, est strictement certain de n'avoir pas été victime d'une hallucination.
En même temps, d'ailleurs, à 4 ou 5 km. de là, trois Beuvrygeois voyaient dans le ciel une traînée lumineuse autour d'un disque, l'ensemble correspondant au phénomène observé par M. Decourcelle.
Il s'agit de MM. Julien Vanarien, 35 ans, manœuvre, hameau de Gorre à Beuvry, qui était accompagné de MM. Julien Vanne et Jules Delbarre, de Beuvry. Tous trois se trouvaient à proximité de la gare de Beuvry quand ils aperçurent le mystérieux engin.
Les gendarmes de Béthune ont recueilli le témoignage de M. Vanarien et l'ont joint, en un procès-verbal, à celui de M. Decourcelle.
Plusieurs autres habitants de Béthune et Douai ont aussi vu la "soucoupe", à la même heure lundi soir.
Dimanche soir, vers 10 h., M. Maurice Ramette, 24 ans, de Naves, près de Cambrai, et M. Léon Héquier, 28 ans, de Sailly-en-Cambrésis, revenaient à pied de Zutquerque, vers Audruicq, accompagnés de leur femme et de leurs deux enfants, âgés de 8 ans et 2 ans et demi.
Ils aperçurent haut dans le ciel et vers leur droite, un objet insolite de forme ronde et de couleur blanc rose, plus petit que la lune mais beaucoup plus grand qu'une étoile, et qui semblait se diriger vers eux. Ils en restèrent pétrifiés. L'objet s'éteignit. Ils reprirent leur route et l'aperçurent encore, rallumé et s'éloignant d'eux à leur gauche, plus rapidement qu'un avion à réaction.
M. Ramette, qui raconte l'événement, est tareur de betteraves en gare d'Audruicq. Il semble être sincère. Son fils, 2 ans et demi, est encore terrifié par l'apparition. Sa femme se défend d'avoir eu peur, mais avoue être rentrée rapidement à son logement et n'avoir plus osée sortir pour aller au cinéma.
Plusieurs personnes couraient à travers champs à Moyeux, en direction d'une soucoupe volante, environnée de fumée blanche, qui leur avait été signalée par un enfant.
L'une d'elles, un cultivateur, M. Filate, ne quittait pas le ciel des yeux: il est tombé dans une mare profonde où il a failli se noyer. Ses compagnons ont réussi à le sauver.
ROME. -- Les disques volants poursuivent leur sarabande dans le ciel de la péninsule. A Capri, l'un de ces engins mystérieux s'est posé sur la terrasse de la villa de l'écrivain Curzio Malaparte.
C'est un peintre, M. Raffaele Castello qui, durant une promenade nocturne effectuée au cap Massullo, aperçut un énorme disque de cinq mètres de diamètre environ, qui évoluait à une centaine de mètres d'altitude. L'appareil descendit lentement et se posa sur la terrasse de la villa de l'écrivain.
M. Castello qui, tout d'abord crut qu'il s'agissait d'un hélicoptère, s'approcha de la résidence d'été de Curzio Malaparte et grande fut sa surprise de voir quatre hommes, de petite taille, descendre du disque. Les passagers de l'engin, qui étaient revêtus d'une combinaison, demeurèrent autour du disque environ une demi-heure. "J'ai eu l'impression, a déclaré le témoin de cet atterrissage, qu'ils ne parlaient pas, ou alors ils le faisaient à voix basse, car de l'endroit où je me trouvais, je ne pu entendre aucun son. Ce qu'il y a de certain, c'est que des lueurs bleuâtres s'échappaient sans arrêt du disque, semblables à des épingles et rapides comme l'éclair, partant dans toutes les directions.
"Après quelques temps, une demi-heure environ, les quatre hommes sont rentrés dans le disque qui, dans un léger ronronnement, s'est élevé doucement, perpendiculairement, et a pris rapidement ensuite de l'altitude".
[Ref. fso1:] JOURNAL "FRANCE SOIR":
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NANCY, 19 octobre (dép. "France-soir").
Le village de Walscheid (Moselle) a connu hier une légitime émotion quand des enfants apprirent aux paroissiens qui sortaient d'un office du soir qu'un commando de Martiens avait pris position dans le village. Avec prudence, quelques hommes s'approchèrent de la maison où s'étaient, disait-on, retranchés ces étranges visiteurs du soir.
Dans la nuit, sous la faible lumière des ampoules municipales, la haute stature d'êtres bizarres se dessinait bel et bien sur une terrasse. Tandis que les femmes refluaient dans l'église, l'alerte était donnée, les hommes, faisant armes de tout, cernaient la demeure. Les chasseurs s'embusquaient, le doigt sur la gâchette.
Comme les assiégés ne bougeaient pas, on décida de les déloger. On se disposa en deux colonnes pour donner l'assaut. Les porteurs d'armes blanches, savamment protégés par les hommes armés de fusils, on progressa par bonds, en rasant les murs, selon les meilleures méthodes guerrières, et, à bonne portée, on lança les sommations de rigueur.
Les Martiens ne remuèrent pas ce qui aurait pu leur servir de petit doigt. Mais le propriétaire de la maison, que l'on croyait pour le moins garroté et baillonné, passa la tête par la fenêtre et, tout en sommeillé, demanda ce qu'on lui voulait. A la stupeur générale qui se changea bientôt en éclats de rire, il expliqua qu'il avait emmailloté, pour les préserver de la gelée, les chrysanthèmes de sa terrasse. Il les avait ainsi parés, la nuit une fois tombée, et personne ne l'avait remarqué. L'imagination des enfants avait fait le reste.
[Ref. hue1:] NEWSPAPER "L'HUMANITE":
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Le village de Walscheid, en Moselle, a été envahi par les Martiens! Ce sont les enfants qui crièrent la terrible nouvelle, lundi, à des paroissiens qui sortaient de l'église. Parfaitement, les Martiens! Ils avaient pris d'assaut une maison, et il n'était pas qu'un! Quelle émotion! On mit les femmes à l'abri, les hommes allèrent s'armer puis ils organisèrent militairement pour cerner le bastion de l'ennemi. Et vraiment, quand ils approchèrent (avec des précautions infinies) de la villa suspecte, ils aperçurent, à la lueur des becs de gaz, la haute stature d'êtres dont la morphologie ne rappelait en rien tout ce qui vit sur notre banale planète. Il y eut les trois sommations d'usage... et, devant le silence, le signal de l'assaut fut donné.
C'est alors que le propriétaire de la maison, tiré brutalement d'un sommeil sans soucoupe, apparut fort mécontent à sa fenêtre:
- Qu'est-ce que vous avez après mes chrysanthèmes! J'ai enmailloté celles qui se trouvent sur la terrasse pour les protéger de la gelée.
On dit que les enfants imaginatifs furent quelque peu réprimandés.
Deux habitants de Saint-Cirgues (Haute-Loire) ont aperçu dans le ciel, à très haute altitude, deux boules lumineuses qui semblaient reliées entre elles par une tige. L'engin est resté immobile pendant un quart d'heure, puis a disparu.
Libourne, 19 octobre. -- Bruno Senesi, 34 ans, a été admis hier soir à l'hôpital de Livourne. Il avait plongé sous un lit en criant que des Martiens venaient de descendre d'une soucoupe volante et lui donnaient la chasse.
[Ref. lqh1:] JOURNAL "LE QUOTIDIEN DE LA HAUTE-LOIRE":
Une intense émotion s'empara des paroissiens de Walscheid (Moselle) quand, à la sortie de l'office du soir, un groupe d'enfants leur apprit qu'un "commando de Martiens" avait pris position dans une ferme du village. Avec mille précautions, quelques hommes parmi les plus courageux, partirent en éclaireurs et distinguèrent en effet, sur la terrasse de la ferme en question, des silhouettes aussi imprécises que suspectes, voire inquiétantes. On tint un conseil de guerre au cours duquel l'élément viril de la population décida d'aller déloger l'agresseur. Tandis que les femmes se réfugiaient dans l'église, les hommes rassemblèrent un armement qui, pour être disparate, n'en était pas moins manié avec résolution: bâtons, fourches, fusils, couteaux... En silence, utilisant au maximum le terrain et les défilements, les assaillants progressèrent, vers le retranchement des Martiens et les cernèrent. Aucune émotion ne se manifestant parmi les silhouettes suspectes, l'assaut fut décidé. On se disposa en deux colonnes et les porteurs d'armes blanches progressèrent avec circonspection sous la protection des chasseurs, le doigt sur la gâchette.
A distance adéquate, les sommations furent lancées. Les Martiens ne bronchèrent pas. Les sommations se firent plus impérieuses et bientôt une fenêtre s'ouvrit, un homme apparut. C'était le propriétaire des lieux qui, d'une voix empâtée de sommeil, s'enquit: "Qu'est-ce qu'il se passe? Que faites-vous-là?" On lui dit. Il répondit par un énorme éclat de rire, qui devait bientôt se communiquer à tout le monde... On expliqua en effet qu'il avait, à la nuit tombée, emmailloté les chrysanthèmes sur la terrasse pour les préserver de la gelée. C'était là les silhouettes suspectes qui avaient enflammé l'imagination des enfants.
[Ref. dee1:] MAGAZINE "DETECTIVE":
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[Légende photo:] A considérer les Martiens comme un quelconque gibier, M. Marcel Faisant faillit rayer M. Maurice Ruault du nombre des terriens!
(De nos envoyés spéciaux.)
Les plaisanteries les plus longues ne sont pas seulement les moins bonnes, elles risquent de devenir les plus dangereuses en fin de compte. La psychose des soucoupes volantes et des Martiens en visite, qui envahit peu appelé l'esprit du public, va-t-elle bientôt cesser d'être inoffensive? On peut le craindre, depuis que le comportement de "Terriens" qui enregistrent presque quotidiennement ces étranges apparitions passe progressivement de la stupeur épouvantée à la curiosité belliqueuse, et que les observateurs de Martiens d'hier menacent, fusil au point, de se transformer aujourd'hui en chasseur de Martiens.
Conseil gratuit aux hommes de petite taille (moins de 1 m. 50: ne vous attardez plus sur les routes au soir tombant, surtout si vous êtes vêtus d'une houppelande à longs poils (les Martiens son petits et poilus, chacun désormais sait cela...). A la première sommation qui vous viendra d'un héros quelconque, désireux de faire son premier prisonnier intersidéral, rendez-vous. A la nuit tombée, cette prudence doit être poussée à l'extrême, mesurât-on 1 m. 70 et plus, puisque des Portugais ont déclaré avoir rencontré des Martiens de 2 m. 50! Il est vrai que les Portugais sont des gens gais et que la gaieté engendre la fantaisie.
Plaisanterie à part, la recommandation-slogan que nos confrères de la Nouvelle République de Bordeaux François Elset et Etienne Hervier: "Ne tirez pas sur les Martiens!" ne saurait trop être répétée. Pour n'en avoir pas tenu compte, un honnête habitant de Sinceny, près de Chauny (Aisne) vient de manquer de peu, l'autre jour, de la meilleure foi du monde, et poussé par un zèle excusable, de se muer en meurtrier.
Et son voisin, jeune fermier pacifique, qu'il passa par les armes en lisière d'une pâture où il s'était nuitamment rendu pour soigner sa vache; son voisin qui entendit la grêle des projectiles siffler près de sa tête, aura sans doute soin désormais d'observer soigneusement les précautions de prudence ci-dessus énoncées. Il ne fait pas bon, à Sinceny, ou ailleurs, passer pour un Martien en train de réparer sa soucoupe en panne...
Chasse aux soucoupes
- Et si c'était un Martien qui répare sa soucoupe volante? Telle était, en effet, vers 21 heures, ce soir-là, l'inquiétante suggestion que M. B..., voisin et ami de M. Marcel Faisant, venait de se soumettre à son compère en lui signalant les étranges lueurs qui dansaient un inquiétant ballet dans le pâtis, noyé de brume et d'ombre vespérale, qui s'étend vers le chemin de Soude, de l'autre côté de la route, en contrebas du coteau ou s'étage la cité ouvrière de Sinceny.
De la fenêtre de la maisonnette, à travers le rideau de peupliers, M. Marcel Faisant, inquiet et indécis, observait maintenant ces lueurs: pinceaux furtifs, éclairs intermittents, qui apparaissaient, disparaissaient, autour d'une masse sombre, immobile au bord du pré - la "soucoupe", évidemment - et semblaient se déplacer en même temps qu'un être informe, affairé et gesticulant, le Martiens, à n'en pas douter...
A 41 ans, M. Marcel Faisant, employait la Société des chemins de fer de Saint-Gobain, où ses camarades comme ses chefs le tiennent pour le plus raisonnable des hommes, encore qu'un peu impulsif, M. Marcel faisant, chasseur impénitent et grand ennemi des braconniers, passionné lecteur aussi, des récentes "informations martiennes", hésitait entre les deux explications possibles du phénomène: braconnier? Martien?
- Je l'ai vraiment pris pour un martien, devait-il avouer à des amis, quelques heures plus tard. Sinon, je n'aurais pas tiré...
Comme si le seul fait d'être Martien devait automatiquement exposer nos visiteurs au mousquetades!...
Bref, pris d'un beau zèle, M. Faisant empoigna son fusil, tout chargé au râtelier, descend dans les taillis en contrebas, et, suivi de son ami B..., s'approche prudemment du Martien.
Il en était à quelque trente mètres. Il n'alla pas plus loin, s'embusqua derrière un épais buisson...
Un coup de sifflet. Première et dernière sommation, en quelque sorte. Le Martien n'en tint pas compte. Un coup de fusil. Pan! Les chasseurs de soucoupes de Sinceny sont encore plus chauds que les chasseurs de casquettes de Tarascon...
Plainte contre inconnu
Au coup de feu, un cri avait répondu; un cri bien humain. "Salaud!" avait rugi le Martien en surgissant dans le rayon des phares de sa voiture, une traction avant noir qui se silhouettait mieux maintenant que la brume venait, soudain, de se déchirer.
Les deux compères, sans demander leur reste, avaient fort prestement remonté la colline.
En lisière du pâtis, cependant, un homme, qui venait de bien peu d'échapper à la mort, piquait légitimement une belle colère. A la lueur de sa lampe électrique, il considérait, sur la carrosserie de sa voiture, les points d'impact des chevrotines que le tireur nocturne lui destinait.
- Si je tenais le saligaud! répétait M. Maurice Ruault, fermier de Sinceny à qui venait d'advenir la mésaventure. En voilà une histoire! On se fait fusiller quand on va soigner ses vaches, maintenant!
L'histoire, il la contait, le lendemain, aux gendarmes de Chauny, en portant plainte contre son agresseur inconnu.
Averti par son commis, alors qu'il regagnait sa ferme au soir d'une rude journée de travail, qu'une de ses vaches était morte, dans le pré de la Soude où pâturait, M. Maurice Ruault s'était aussitôt rendu, dans sa traction, jusqu'aux abords du pré où gisait l'animal:
- Elle n'est peut-être pas morte, cette vache, si je pouvais la soigner et la guérir? pensait-il.
Mais, en entrant dans le chemin de terre, sa voiture s'enlisa. C'est alors qu'il s'efforçait de la dégager qu'il fut l'objet de l'agression que nous venons de rapporter. M. Alfred Audefroy, grand-père de Maurice Ruault et maître de la ferme, qui vint ce soir-là, avec un tracteur, dégager la voiture de son petit-fils, trouva le jeune fermier encore plus étonné que furieux...
- Nous ne nous connaissons pas d'ennemis, cependant? répétais le jeune homme.
Et M. Audefroy nous confirme:
- Nous ne nous connaissons pas d'ennemis.
Les Martiens non plus, s'ils viennent visiter notre terre, "ne s'y connaissent pas d'ennemis...". N'empêche qu'on commence à leur tirer dessus. Ce furent d'abord des petits garçons savoyards qui, l'été dernier, leur lancèrent des cailloux, puis l'impulsif M. Faisant qui tenta d'en abattre un à coups de chevrotine. On apprend, plus récemment encore, qu'une population entière, celle du village de Walscheid (Moselle), armée de fusils, de [...]che et de fourches, vient de monter à l'assaut d'un "commando de Martiens" signalés par des enfants qui les avaient aperçus, au sortir de l'office du soir. Comme la poudre allait parler, on se rendit compte que les Martiens étaient des chrysanthèmes emmaillotées par leur propriétaire en prévision de la gelée...
On en rit. Mais on rira de moins bon cœur quand le premier faux Martien aura vraiment reçu en pleine poitrine la décharge mortelle d'un des émules de M. Faisant.
La perspicacité des gendarmes de Chauny ne devait pas mettre longtemps à identifier celui-ci comme l'auteur du coup de feu nocturne. Prouesse dont ce "fusil chaud" ne s'était pas vanté.
Le ridicule semblant à certains braves gens plus redoutable encore que les poursuites judiciaires, M. Marcel Faisant, dans ses réponses aux questions des représentants de l'ordre ne fit plus l'état du Martien.
- J'ai cru tirer sur des braconniers, dit-il.
Défaite [défense] peut être maladroite, le braconnage n'étant pas plus puni de peine de mort que le fait d'être originaire de Mars ou de Saturne.
Mais ceci, comme disait Kipling, est une autre histoire.
M. Faisant, quant à lui, ne veut plus entendre parler de la sienne. En parler lui-même, encore moins...
- Fichez-moi la paix avec ça! nous dit-il en nous éconduisant dès que nous tentons d'éveiller ses souvenirs à ce sujet.
L'aventure, au vrai, est fort mince. Mais elle est révélatrice d'un dangereux état d'esprit, susceptible de provoquer demain des accidents, ou même de fournir un original prétexte à des vengeances, ou à des règlements de comptes.
La mésaventure du fermier Ruault, de Sinceny, valait d'être contée, ne fut-ce que pour mettre en garde et apaiser les belliqueux "soucoupophobes" de France de Navarre...
Maurice Morin.
(Reportage photos. René Hervagault. DETECTIVE.)
[Légende photos:] L'envoyé des planètes... et sa soucoupe volante Sa voiture s'étant enlisée alors qu'il allait, dans la nuit, voir sa vache morte, M. Ruault (ci-dessus) examiner le véhicule en s'éclairant d'une lampe électrique quand il fut "fusillé" par le chasseur de Martiens...
[Ref. gbr1] GRAY BARKER:
En Lorraine les femmes du village de Walschied [sic] se sont sauvées à une église dans l'espoir d'obtenir la protection divine, car leurs hommes attaquaient de grands chrysanthèmes qu'ils avaient vu luire étrangement. Les fleurs, que quelqu'un avait couvertes de tissu brillant, pour les protéger contre le gel, étaient les hommes de Mars qui terrorisaient les habitants disant qu'ils avaient atterri là dans le jardin. Et là ils étaient, taille de pygmées, avec des têtes luisantes, juste debout, là, immobiles.
[Ref. jgu1:] JIMMY GUIEU:
C'est ainsi que, les autorités n'ayant jamais interdit de "tirer sur les soucoupes ou leurs occupants", l'on assista à de fréquents exploits d'imbéciles qui tirèrent des coups de fusils contre ce qu'ils prirent pour des "Martiens"; en l'occurence, d'innocents promeneurs nocturnes, des automobilistes en panne, ou encore des vaches noctambules ou autres quadrupèdes non moins innocents! Des équipes d'héroïques villageois furent une autre fois mobilisées, la nuit, pour partir à l'assaut... d'une plantation de tournesols (ou autres végétaux) protégés du froid par un "manteau" en sac de jute! Une autre fois encore, c'est un réfugié Polonais qui, la nuit, se chauffant au milieu d'un champ de betteraves avec un feu de bois, est assailli par une horde hurlante de villageois qui le rouent de coups de plus belle lorsqu'il se mit à protester avec véhémence... en Martien, c'est-à-dire en polonais! Ces véritables "gags" dignes d'un film comique sont hélas authentiques...
[Ref. mcs1:] MICHEL CARROUGES:
Dans son chapitre recensant les illusions matérielles, l'auteur nous narre l'affaire de Walscheid, dans la Moselle, qui est parue dans le journal national France-Soir du 20 octobre 1954).
Des enfants y ont donné l'alerte en prétendant avoir vu un "commando de Martiens." Les villageois se sont attroupés. France-Soir écrit:
"Dans la nuit, sous la faible lumière des ampoules municipales, la silhouette d'êtres bizarres se dessinait sur une terrasse."
Le journal raconte alors que des femmes du pays se sont réfugiées à l'église, tandis que des hommes armés de fusils de chasse, le doigt sur la détente, formaient deux colonnes pour donner l'assaut. "On ne négligea heureusement pas de faire les sommations légales."
"C'est alors que le propriétaire que l'on croyait pour le moins garrotté et bâillonné, passa la tête par la fenêtre, et tout ensommeillé, demanda ce qu'on lui voulait. A la stupeur générale, qui se changea bientôt en éclats de rires, il expliqua qu'il avait emmailloté, pour les préserver de la gelée, les chrysanthèmes de sa terrasse. L'imagination des enfants avait fait le reste, et tout le monde avait suivi."
[Ref. mft3:] MICHEL FIGUET:
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AGD840126.
Cas du 18-10-1954 non listé par J.-C. Fumoux
TERREUR A WALSCHEID (MOSELLE)
UN COMMANDO DE MARTIENS S'ABAT SUR LE VILLAGE: C'ÉTAIT DES CHRYSANTHEMES EMMAILLOTÉS CONTRE LES GELÉES
Nancy, 19 octobre (dép. "France-Soir")
Le village de Walscheid (Moselle) a connu hier une légitime émotion quand des enfants apprirent aux paroissiens qui sortaient d'un office du soir qu'un commando de Martiens avait pris position dans le village. Avec prudence, quelques hommes s'approchèrent de la maison où s'étaient, disait-on, retranchés ces étranges visiteurs du soir.
Dans la nuit, sous la faible lumière des ampoules municipales, la haute stature d'êtres bizarres se dessinait bel et bien sur une terrasse. Tandis que les femmes refluaient dans l'église, l'alerte était donnée, les hommes, faisant armes de tout, cernaient la demeure. Les chasseurs s'embusquaient, le doigt sur la gâchette.
Comme les assiégés ne bougeaient pas, on décida de les déloger. On se disposa en deux colonnes pour donner l'assaut. Les porteurs d'armes blanches, savamment protégés par les hommes armés de fusils, on progressa par bonds, en rasant les murs, selon les meilleures méthodes guerrières, et, à bonne portée, on lança les sommations de rigueur.
Les Martiens ne remuèrent pas ce qui aurait pu leur servir de petit doigt. Mais le propriétaire de la maison que l'on croyait pour le moins garrotté et baillonné, passa la tête par la fenêtre et, tout ensommeillé, demanda ce qu'on lui voulait. A la stupeur générale qui se changea bientôt en éclats de rires, il expliqua qu'il avait emmailloté, pour les préserver de la gelée, les chrysanthèmes de sa terrasse. Il les avait ainsi parés, la nuit une fois tombée, et personne ne l'avait remarqué. L'imagination des enfants avait fait le reste.
Réf.: France-Soir, (20 octobre 1954).
(Comm. Alain Gamard).
[Ref. mft2:] MICHEL FIGUET:
Cet ufologue notait:
| N° CAS | CLASSIFICATION | DATE | HEURE | LIEU | CODE POSTAL | CREDIBILITE SOURCE |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 94 | CE3 | .. 10 1954 | nuit | Walscheid | 57 E | confusion, F.G. |
[Ref. mft3:] MICHEL FIGUET - "FRANCAT":
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| DATE | LIEU | CREDIBILITE SOURCES |
|---|---|---|
| 10.1954 | Walscheid | confusion avec des chysanthèmes protégés de la gelée. LDLN n° 249-250 p. 22-23. France-Soir du 20/10/1954. |
[Ref. lgs1] LOREN GROSS - JOURNAL US INCONNU:
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2 novembre 1954
Par Priscilla Buckley
PARIS, (UP). -- Une épidémie de soucoupes volante fait voir des hommes de Mars aux français.
L'autre soir dans le village Lorrain de Walscheid un groupe de jeunes terrifiés a foncé vers les maisons pour rapporter que les hommes de Mars avaient atterri dans le jardin d'un villageois. Les femmes se sont précipitées dans l'église, espérant la protection divine.
Les hommes ont pris des faux, des fourches, et les quelques armes à feu disponibles et ont marché sur le jardin. Là se tenaient les envahisseurs, de la moitié de la taille d'un homme, leurs têtes immobiles luisant.
Il s'est avéré que c'était de grosses chrysanthèmes que le villageois avait couvert de tissu brillant contre le gel.
Quand les visites d'outre espace de grande ampleur avaient commencé, le modèle était la soucoupe volante. Depuis lors, des cigares lumineux, des poêles à frire, disques, melons et même des cloches ont sillonné les cieux français en nombre croissant.
Dans la semaine les villageois de Momy (Basses-Pyrénées) ont couru avec leurs armes improvisées pour se confronter à une soucoupe volante fraîchement arrivée. Ils ont trouvé une citrouille creuse avec une bougie allumée à l'intérieur.
Deux nuits avant un fermier de la région de Bordeaux s'était arrêté pour réparer sa voiture sur une route solitaire, et a échappé de peu à la mort quand un habitant l'a pris pour un envahisseur céleste et a tiré les deux coups de son fusil vers lui.
Dix jours auparavant Gilbert Lelay a dit à ses parents à Chateaubriant qu'un petit martien était sorti d'un cigare volant et lui a de suite donné la permission de le regarder, mais lui interdisant de le toucher.
Près de Toulouse, un mécanicien, Jean Marty, 43 ans, a informé la police qu'il avait vu une soucoupe orange se poser près de son domicile. Elle a vite filé dans al nuit, mais Marty a trouvé deux feuilles de papier, couvertes de caractères sibyllins dont personne n'a pu nier que cela pourrait être de la littérature martienne.
Le magazine hebdomadaire express [L'Express] a offert une récompense de 10 million de francs (28.570$) à la première personne qui apporterait à leur bureaux un véritable martien vivant.
Le journal plus académique Le Monde, se désolant de l'épidémie de soucoupes volantes, imprimait ses regrets de l'époque "de notre bon vieux serpent de mer."
[Ref. lgs2] LOREN GROSS:
Fin octobre. Walschied [sic], France.
Hystérie.
Ecrivant sur la vague d'OVNIS française, l'éditeur de Nexus James Moseley a adoré publier ce qui suit pour ses lecteurs américains:
"... le village lorrain de Walschied [sic] a été terrifié par un rapport que des hommes de Mars avaient atterri dans le jardin d'un villageois. Les femmes se précipitèrent dans l'église, espérant la protection divine, tandis que les hommes se saisissaient de faux, de bâtons et de fusils et ont entamé une marche vers le jardin: Là se tenaient les envahisseurs, à moitié humains, les têtes brillantes et immobiles. Il s'est avéré qu'il s'agissait de gros chrysanthèmes, que le résident les avait recouvert d'un tissu brillant contre le gel." 208.
[Ref. rre1:] RAOUL ROBE:
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Cas N° 21
En octobre 1954 à Walscheid (57)
Ce cas de méprise est un classique de la vague de 54. Alertés par des enfants qui prétendent avoir vu "un commando de Martiens", les gens du village s'attroupent. Sous la faible lumière des ampoules municipales, la silhouette d'êtres bizarres se dessine sur une terrasse. Des femmes du pays vont se réfugier à l'église, des hommes s'arment de fusils de chasse, le doigt sur la détente, et forment deux colonnes pour donner l'assaut. Les sommations faites, le propriétaire que l'on croyait pour le moins garrotté et baillonné, passe la tête par la fenêtre, et tout ensommeillé demande ce qu'on lui veut. Il révèle alors l'identité des Martiens: les chrysanthèmes de sa terrasse qu'il a emmaillotés pour les préserver de la gelée. (Réf.: E. Zurcher, p. 175; Est-Républicain du 19.10.54).
[Ref. rre2] RAOUL ROBE - CNEGU:
Cas n° 16:
En octobre 1954, à Walscheid (57), alertés par des enfants qui prétendent avoir vu "un commando de martiens", les villageois s'attroupent. Sous la faible lumière des ampoules municipales, la silhouette d'êtres bizarres se dessine sur une terrasse. Des femmes du pays vont se réfugier à l'église, des hommes s'arment de fusils de chasse; le doigt sur la détente, et forment deux colonnes pour donner l'assaut. Les sommations faites, le propriétaire que l'on croyait pour le moins garrotté el bâillonné, passe la tête par la fenêtre, et tout ensommeillé demande ce qu'on lui veut. Il révèle alors l'identité des martiens; les chrysanthèmes de sa terrasse qu'il a emmailloté[e]s pour les préserver de la gelée.
Explication: c'est un classique du canular journalistique de l'époque. A noter, la forte ressemblance avec le cas précédent!
Sources: Est Républicain du 19/10/1954; M.Carrouges "Les apparitions de Martiens" page 162.163; E.Zurcher "les apparitions d'humanoïdes" (1979) page 175.
[Ref. dcn1:] DOMINIQUE CAUDRON:
A Walscheid (Moselle) des villageois armés vaille que vaille voulurent aller faire un sort à une troupe de "martiens", ... pour découvrir d'inoffensifs chrysanthèmes.
[Ref. rlt1:] RENAUD LECLET - CNEGU:
Le quotidien de la Haute-Loire. Jeudi 21/10/1954:
LA PSYCHOSE DES SOUCOUPES: LES MARTIENS N'ETAIENT QUE DES CHRYSANTHEMES EMMAILLOTES CONTRE LE FROID
Une intense émotion s'empara des paroissiens de Walscheid (Moselle) quand, à la sortie de l'office du soir, un groupe d'enfants leur apprit qu'un "commando de Martiens" avait pris position dans une ferme du village. Avec mille précautions, quelques hommes parmi les plus courageux, partirent en éclaireurs et distinguèrent en effet, sur la terrasse de la ferme en question, des silhouettes aussi imprécises que suspectes, voire inquiétantes. On tint un conseil de guerre au cours duquel l'élément viril de la population décida d'aller déloger l'agresseur. Tandis que les femmes se réfugiaient dans l'église, les hommes rassemblèrent un armement qui, pour être disparate, n'en était pas moins manié avec résolution: bâtons, fourches, fusils, couteaux... En silence, utilisant au maximum le terrain et les défilements, les assaillants progressèrent, vers le retranchement des Martiens et les cernèrent. Aucune émotion ne se manifestant parmi les silhouettes suspectes, l'assaut fut décidé. On se disposa en deux colonnes et les porteurs d'armes blanches progressèrent avec circonspection sous la protection des chasseurs, le doigt sur la gâchette.
DES SOMMATIONS SONT LANCEES
A distance adéquate, les sommations furent lancées. Les Martiens ne bronchèrent pas. Les sommations se firent plus impérieuses et bientôt une fenêtre s'ouvrit, un homme apparut. C'était le propriétaire des lieux qui, d'une voix empâtée de sommeil, s'enquit: "Qu'est-ce qu'il se passe? Que faites-vous-là?" On lui dit. Il répondit par un énorme éclat de rire, qui devait bientôt se communiquer à tout le monde... On expliqua en effet qu'il avait, à la nuit tombée, emmailloté les chrysanthèmes sur la terrasse pour les préserver de la gelée. C'était là les silhouettes suspectes qui avaient enflammé l'imagination des enfants.
[Ref. cnu1:] GROUPE D'UFOLOGIE "CNEGU":
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Cas n° 22:
En octobre 1954, à Walscheid (57), alertés par des enfants qui prétendent avoir vu "un commando de martiens", les villageois s'attroupent. Sous la faible lumière des ampoules municipales, la silhouette d'êtres bizarres se dessine sur une terrasse. Des femmes du pays vont se réfugier à l'église, des hommes s'arment de fusils de chasse, le doigt sur la détente, et forment deux colonnes pour donner l'assaut. Les sommations faites, le propriétaire que l'on croyait pour le moins garrotté et bâillonné, passe la tête par la fenêtre, et tout ensommeillé demande ce qu'on lui veut. Il révèle alors l'identité des martiens: les chrysanthèmes de sa terrasse qu'il a emmaillotés pour les préserver de la gelée.
Explication: c'est un classique du canular journalistique de l'époque. A noter, la forte ressemblance avec le cas précédent. T.Rocher nous signale: "le cas est considéré comme canular journalistique, j'y vois plutôt un beau cas de méprise.." En effet, le résumé tiré du journal local peut faire penser à une énorme méprise, mais un peu trop énorme si on lit la "description héroï-comique des femmes du pays allant se réfugier à l'église, des hommes s'armant de fusils de chasse..." (comme le décrit si bien M.Carrouges page 163 dans Les Apparitions de Martiens) pour être vrai. Parions qu'il s'agit d'un canular de journaliste comme pour le cas de Dolcourt du 1er juillet 1977. Nous le classerons donc canular journalistique?
Sources: Est Républicain du 19/10/1954 site CNEGU rubrique Archives; M.Carrouges "Les apparitions de Martiens" page 162,163; Journal Indépendant 20/10/1954; Le quotidien de la Haute Loire du 21/10/54; La Croix du 9/11/1954; E.Zurcher "les apparitions d'humanoïdes" (1979) page 175;. France Soir du 20/10/54, LDLN n°250 avril 1985 pages 22 et 23 qui date le cas du 18/10/54, J.Sider "Le dossier 54 et l'imposture rationaliste" (Ramuel19 97) p 64.
[Ref. ubk1:] "UFO-DATENBANK":
| N° de cas | Nouveau N° de cas | Enquêteur | Date d'observation | CP | Lieu d'observation | Pays d'observation | Heure d'observation | Classification | Commentaires | Identification |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 19541020 | 20.10.1954 | Walscheid | France | CE III |
|
Si l'histoire est véridique, il s'agit d'un "cas négatif", c'est-à-dire que si des témoins ont pensé fair une expérience de nature ovniesque un temps, ils ont pu eux-mêmes se rendre compte assez rapidement qu'il y avait méprise.
Mais il est bien possible, comme suggéré par Raoul Robé, que toute l'affaire soit une invention de la presse - il se serait alors de "ridiculiser" les histoires de "Martiens" et de "soucoupes", de "montrer", malhonnêtement, que les témoins se trompent ou au moins peuvent se tromper - ce que personne ne contestera je pense. Y a-t-il des anciens de Walscheid qui se souviendraient d'un tel incident, ou bien n'a-t-il jamais eu lieu?
(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)
Walscheid, Moselle, confusion, canular, invention, multiple, éclairage, nuit, enfants, martiens, fleurs, peur
[----] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.
| Version: | Créé/changé par: | Date: | Description: |
|---|---|---|---|
| 0.1 | Patrick Gross | 19 mars 2006 | Première publication. |
| 1.0 | Patrick Gross | 1 mars 2010 | Conversion de HTML vers XHTML Strict. Première version formalisée. |
| 1.1 | Patrick Gross | 19 août 2010 | Addition [rre1]. |
| 1.2 | Patrick Gross | 25 novembre 2016 | Addition [lgs1]. |
| 1.2 | Patrick Gross | 7 décembre 2016 | Additions [ler1], [gbr1]. |
| 1.4 | Patrick Gross | 14 décembre 2016 | Addition [lgs2], [ubk1]. |
| 1.5 | Patrick Gross | 22 janvier 2019 | Additions [fso1], [mft3], [rre2]. |
| 1.6 | Patrick Gross | 8 février 2019 | Additions [rlt1], Résumé. Explications changées, étaient "Confusion éclaircie sur le moment." |
| 1.7 | Patrick Gross | 29 avril 2020 | Addition [nmn1]. |
| 1.8 | Patrick Gross | 7 juin 2025 | Addition [fso1]. Date du cas changée de "Octobre" en "18 octobre". |
| 1.9 | Patrick Gross | 11 octobre 2025 | Addition [cnu1]. |
| 2.0 | Patrick Gross | 18 octobre 2025 | Addition [jgu1]. |
| 2.1 | Patrick Gross | 23 mars 2026 | Addition [hue1]. |
| 2.2 | Patrick Gross | 31 mars 2026 | Addition [dee1]. |