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La vague française de 1954:

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Début octobre 1954, Chapelle de Brouilly, Rhône:

Référence pour ce cas: Oct-54-chapelledeBrouilly.
Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

Rapports:

Les journaux régionaux Le Nouveau Nord Maritime et L'Ardennais, de Charleville-Mézières, rapportaient le 14 octobre 1954, qu'il a été signalé depuis Lyon que le Dr. Durand, conseiller général du canton de Belleville-sur-Saône, et Mr. Bourgeois, cafetier à Saint-Georges-de-Reneins, avaient vu une soucoupe volante au-dessus de la chapelle de Brouilly.

Résumé:

[Ref. nnm1:] JOURNAL "LE NOUVEAU NORD MARITIME":

Scan.

Soucoupes volantes à profusion

Six mois après Pâques une cloche voyage encore dans les airs

Louviers, 12 octobre. -- Un artisan et son apprenti ont affirmé avoir aperçu, sur la voie ferrée Evreux-Louviers, alors qu'ils roulaient en motocyclette, vers 3 heures du matin, un engin en forme de cloche, de 2 m. 50 à 3 mètres de haut, qui se trouvait à un mètre au-dessus du sol. La partie inférieure de l'appareil avait la forme d'un anneau. L'engin émettait des étincelles aux reflets verdâtres et rougeâtres. Il fit d'abord un bond de 10 à 12 mètres, tandis que jaillissait de sa base une lueur orange.

Un ouvrier agricole se joignit aux deux hommes pour observer le phénomène. Tous trois déclarent que la "cloche" demeura visible pendant près d'une heure. Puis la lueur orange devint plus vive, et l'appareil s'éleva très rapidement à la verticale, prenant la direction de l'Est.

Un bon professeur de mathématiques a pris des mesures

Lisieux, 13. -- M. Bon, professeur de mathématiques à Lisieux, a aperçu en début d'après-midi à Saint-Germain de Livet, à 2 ou 300 mètres de la route, au-dessus d'un bois, un disque argenté d'un diamètre de 7 à 8 mètres, qui s'est élevé soudain dans le ciel, sans bruit.

Le disque était animé d'un mouvement de rotation. Après avoir piqué vers le sol d'une altitude d'environ 800 mètres, il est brusquement reparti à l'horizontale à une allure vertigineuse.

En marge du salon du champignon...

La Roche-sur-Yon, 13. -- Mme Drouillard, demeurant à La Roche-sur-Yon, a déclaré avoir vu dans le ciel, lundi soir, vers 23 heures 30, un engin lumineux ressemblant à un champignon, qui se déplaçait rapidement sans bruit.

Nevers, 13. -- Deux habitants de Clamecy (Nièvre), MM. Henri Gallois et Louis Vigneron, marchands forains, ont déclaré avoir aperçu dans un pré, à proximité de Corbigny, un engin de forme cylindrique.

Ils déclarent qu'alors qu'ils étaient à une cinquantaine de mètres de l'appareil, ils ont ressenti une décharge électrique, tandis que le moteur de leur camion s'arrêtait et que les phares s'éteignaient. Lorsque l'appareil eut disparu, les phares se rallumèrent, mais ils durent remettre le moteur en marche.

Lyon, 13. -- Le docteur Durand, conseiller général de Belleville-sur-Saône, et M. Bourgeois, cafetier à Saint-Georges de Reneins, ont vu au-dessus de la Chapelle de Brouilly une soucoupe volante.

D'autre part, lundi soir, vers 19 heures 30, deux sportifs, MM. Dubuis, joueur de rugby, et Coulon, champion de natation, ont aperçu, volant à basse altitude, en direction de Montgelas, une boule de feu qui changea plusieurs fois de couleur.

Fusée géante dans le ciel de Toulouse

Elle a laissé des traces au sol

Toulouse, 13. -- Deux habitants de la banlieue toulousaine, MM. Pierre Vidal et son neveu Angel Hurle, ont pu voir mardi matin, au petit jour à une centaine de mètres à peine de leur maison une fusée géante qui, partie d'un champ, disparut rapidement dans le ciel en engendrant une clarté d'une rare intensité.

Les deux hommes se rendirent ensuite à l'endroit où ils situaient le point de départ du mystérieux engin. Là ils constatèrent que l'herbe avait été tassée sur une surface circulaire ayant 5 mètres de diamètre. Au centre de cette zone, ils découvrirent dans le sol, quatre empreintes paraissant avoir été laissée par les pieds d'un lourd appareil.

L'herbe était recouverte de gouttelettes provenant de la condensation de vapeur grasse et qui dégageait une odeur de pétrole.

Les services de police se sont rendus sur les lieux.

[Ref. ads1:] JOURNAL "L'ARDENNAIS":

Scan.

La chronique des soucoupes

LOUVIERS. -- Un artisan et son apprenti ont affirmé avoir aperçu, sur la voie ferrée Evreux-Louviers, alors qu'ils roulaient en motocyclette, vers 3 heures du matin, un engin en forme de cloche, de 2 m. 60 à 3 mètres de haut, qui se trouvait à un mètre au-dessus du sol. L'engin émettait des étincelles aux reflets verdâtres et rougeâtres. Il fit d'abord un bon de 10 à 12 mètres, tandis que jaillissait de sa base une lueur orangée.

La partie inférieure de l'appareil avait la forme d'un anneau.

Un ouvrier agricole se joignit aux deux hommes pour observer le phénomène. Tous trois déclarent que la "cloche" demeure visible pendant près d'une heure. Puis la lueur orange devient plus vive, et l'appareil s'élève très rapidement à la verticale, prenant la direction de l'est.

LISIEUX. -- M. Bon, Professeur de mathématiques à Lisieux, a aperçu au début de l'après-midi à Saint-Germain-de-Livet, à 2 ou 300 mètres de la route, au-dessus d'un bois, un disque argenté d'un diamètre de 7 à 8 mètres, qui s'est élevé soudain dans le ciel, sans bruit.

Le disque était animé d'un mouvement rapide de rotation. Après avoir piqué vers le sol d'une altitude d'environ 800 mètres il est brusquement reparti à l'horizontale à une allure vertigineuse.

LA ROCHE-SUR-YON. -- Mme Drouilard, demeurant à La Roche-sur-Yon, a déclaré avoir vu dans le ciel, lundi soir vers 23 h. 30, un engin lumineux ressemblant à un champignon, qui se déplaçait rapidement sans bruit.

NEVERS. -- Deux habitants de Clamecy (Nièvre), MM. Henri Gallois et Louis Vigneron, marchands forains, ont déclaré avoir aperçu dans un pré, à proximité de Corbigny, un engin de forme cylindrique.

Ils déclarent qu'alors qu'ils étaient à une cinquantaine de mètres de l'appareil, ils ont ressenti une décharge électrique, tandis que le moteur de leur camion s'arrêtait et que les phares s'éteignaient. Lorsque l'engin eut disparu les phares se rallumèrent mais ils durent remettre le moteur en marche.

LYON. -- Le Dr Durand, conseiller général du canton de Belleville-sur-Saône et M. Bourgeois, cafetier à Saint-Georges de Reneins, ont vu au-dessus de la chapelle de Brouilly, une soucoupe volante.

D'autre part, lundi soir vers 19 h. 30, deux sportifs, MM. Dubois, joueur de rugby et Coulon, champion de natation, ont aperçu, volant à basse altitude, en direction de Montgelas, une boule de feu qui changea plusieurs fois de couleur.

TOULOUSE. -- Deux habitants de la banlieue toulousaine, MM. Pierre Vidal et son neveu Angel Hurle, ont pu voir hier matin, au petit jour, à une centaine de mètres à peine de leur maison une fusée géante qui, partie d'un champ disparut rapidement dans le ciel en engendrant une clarté d'une rare intensité.

Les deux hommes se rendirent ensuite à l'endroit où ils situaient le point de départ du mystérieux engin. Là ils constatèrent que l'herbe avait été tassée sur une surface circulaire ayant 6 mètres de diamètre. au centre de cette zone ils découvrirent dans le sol, quatre empreintes paraissant avoir été laissées par les pieds d'un lourd appareil.

L'herbe était couverte de gouttelettes provenant de la condensation de vapeur grasse et qui dégageait une odeur de pétrole.

Les services de police se sont rendus sur les lieux.

CHATEAUBRIANT. -- Un garçonnet de 13 ans, le petit Gilbert Lelay, affirme avoir vu mardi soir, vers 22 h. 30, un engin mystérieux dans une prairie à quelques 600 mètres du domicile de ses parents, au village de Sainte-Marie en Erbray, près de Chateaubriant.

L'enfant déclare être resté dix minutes à observer, à une dizaine de mètres, cet engin qui avait la forme d'un cigare phosphorescent.

Un passager, un homme vêtu d'un complet et d'un chapeau gris, chaussé de bottes, lui aurait déclaré en français: "Regarde, mais ne touche pas". Il lui mit la main sur l'épaule, tandis que, de l'autre, il tenait une boule lançant des feux violets. Il monta dans l'appareil par une porte qu'il fit claquer. Sur ce qui pourrait être un tableau de bord, se trouvaient plusieurs boutons multicolores.

Toujours selon l'enfant, l'engin s'éleva lentement à la verticale, lançant des feux dans toutes les directions, fit deux tours dans les airs et disparut subitement.

A l'étranger

VIENNE. -- M. Harald Kreutzberg, le Serge Lifar autrichien, habitant Seefeld au Tyrol a observé alors qu'il se trouvait dans son jardin, une soucoupe volante qui a survolé la petite localité pendant quelques secondes avant de se diriger vers le nord et disparaître derrière des montagnes.

Quelques habitants de Seefeld ont également observé le phénomène et ont tenté vainement de photographier l'engin mystérieux.

[Ref. fso1:] JOURNAL "FRANCE SOIR":

Scan.

SOUCOUPES (suite)

Le gouverneur militaire de Metz étudie le rapport du commandant Cottel qui a vu un engin lumineux pris dans le faisceau d'un projecteur

(De notre envoyé spécial Henry Pignolet)

METZ, 13 octobre (par téléphone).

Le gouverneur militaire de Metz, général Navereau, commandant la 6e région, attend ce matin le rapport du commandant Cottel, spécialiste des forces terrestres antiaériennes, sur la présence, dimanche dernier, dans le ciel de la ville, d'un mystérieux engin qui pendant trois heures resta le soir dans le faisceau d'un puissant projecteur de l'armée.

Ce rapport, on imagine avec quelle prudence le commandant du F.T.A.A. l'a rédigé. Le commandant Cottel dirigeait le poste de radar installé au stand de l'armée à la foire commerciale de Metz et venait de fermer ses portes. La station disposait d'un puissant projecteur qui, pendant toute la durée de la foire, balayait le ciel de la ville. Une dizaine d'hommes se trouvaient autour de l'appareil lorsque, dimanche soir, le rayon lumineux s'immobilisa soudain sur un globe immobile en plein ciel, "scintillant, m'a affirmé le commandant, comme une boule d'arbre de Noël".

Le rayon était à la verticale. La "chose" semblait se trouver à 10.000 mètres. C'est du moins ce qu'affirment les connaisseurs. On ne s'affola pas, il faut le dire.

- C'est un ballon-sonde, avança un des servants du projecteur.

- Impossible, "ça" doit avoir cinquante mètres de diamètre.

Tout le monde en convint.

Mais alors?

Le radar n'avait rien accroché

Alors, comme on ne voulait pas croire aux soucoupes volantes, on décida de nettoyer les glaces et même de changer les charbons du projecteur. Lorsqu'on ralluma celui-ci, le ballon était toujours là.

Les curieux, qui s'étaient groupés autour du projecteur, virent aussi "la boule de l'arbre de Noël". Ils la virent jusqu'au moment où vers 23 heures on se résigna à éteindre le projecteur. Ils ne furent pas seuls d'ailleurs, puisque des habitants du faubourg de Sablon et de Queleu devaient, le lendemain, aux aussi, affirmer avoir constaté le phénomène.

Le radar, cependant, dont le pinceau, sans cesse, avait balayé l'espace, n'avait rien accroché.

- La "chose", expliqua un technicien, n'était pas métallique. Elle n'est pas décelable au radar.

Avant-hier, la foire de Metz, qui avait hier reçu plus de 600.000 visiteurs, fermait ses portes. Plus de projecteur, plus de radar, plus de sphère mystérieuse. Il ne restait que le témoignage d'une quinzaine de personnes, des servants du projecteur, d'un officier du service géographique de l'armée et du commandant Cottel dont le rapport, qu'on attend au palais du gouverneur militaire avec l'impatience... et la curiosité que l'on devine,fixera ce point de l'histoire des soucoupes volantes.

Trois "petits êtres" dans une soucoupe électrique

NEVERS, 13 octobre. (Dép. "France-Soir") -- Deux commerçant de Clamecy, M. Louis Vigneron et Henri Gallois, qui se rendaient, hier matin, vers 6 heures, à bord de leur camionnette à la foire de Corbigny, ont aperçu, dans un champ, à cinquante mètres environ de la route, un engin de forme cylindrique d'un assez grand diamètre.

Au même instant, le moteur de la camionnette s'arrêtait et les phares s'éteignaient.

- J'ai eu, a déclaré M. Gallois, le souffle coupé. Mon corps fut parcouru par une sorte de décharge électrique. J'ai pu distinguer très nettement l'engin qui ressemblait à une soucoupe.

"J'ai aperçu, s'agitant autour de la machine, trois êtres de petite taille qui m'ont paru de forme bizarre. Nous étions comme immobilisés à l'intérieur de la voiture et dans l'impossibilité de nous déplacer. Ce n'est qu'après que l'engin se fût envolé avec une rapidité inouïe que nous avons pu continuer notre route."

M. Vigneron a confirmé les déclarations de son compagnon ainsi qu'un troisième témoin, M. Henri Chameau, charron à La Carie, commune de Clamecy.

Un garçonnet rencontre un "Martien" parlant français

CHATEAUBRIANT, 13 octobre (A.F.P.). -- Un garçonnet de 13 ans, le petit Gilbert Lelay, affirme avoir vu hier soir, vers 22 h. 30, un engin mystérieux dans une prairie, à quelques 600 mètres du domicile de ses parents, au village de Sainte-Marie-en-Erbray, près de Chateaubriant.

L'enfant déclare être resté dix minutes à observer, a une dizaine de mètres, cet engin qui avait la forme d'un cigare phosphorescent. Un passager, un homme vêtu d'un complet et un chapeau gris, chaussé de bottes, lui aurait déclaré en français:

"Regarde, mais ne touche pas." Il lui mit une main sur l'épaule, tandis que, de l'autre, il tenait une boule lançant des feux violets. Il monta dans l'appareil par une portière qu'il fit claquer. Sur ce qui pourrait être un tableau de bord, se trouvaient plusieurs boutons multicolores.

Toujours selon l'enfant, l'engin s'éleva lentement à la verticale, lançant des feux dans toutes les directions, fit deux tours dans les airs et disparut subitement.

Le Serge Lifar autrichien en a vu aussi...

VIENNE, 13 octobre (A.F.P.) -- M. Harald Kreutzberg, le Serge Lifar autrichien, habitant Seefeld, au Tyrol, a observé, alors qu'il se trouvait dans son jardin, une soucoupe volante, qui a survolé la petite localité pendant quelques secondes avant de se diriger vers le nord et disparaître derrière les montagnes.

UNE FUSEE GEANTE, décollant d'un champ, a été vue par M. Pierre Vidal, cuisinier, demeurant à Croix Daurade, près de Toulouse, et son neveu, Angel Hurle. Elle disparut dans un sillage lumineux orange et vert pâle. A l'emplacement présumé de la fusée, l'herbe était recouverte d'une vapeur grasse à odeur de pétrole.

UN PROFESSEUR DE MATHEMATIQUES de Lisieux, M. Bon, a aperçu à Saint-Germain-de-Livet, au-dessus d'un bois, des disques et argent et de sept à huit mètres, qui s'est élevé silencieusement dans le ciel en tournant sur lui-même. Après avoir piqué vers le sol d'une altitude d'environ 800 mètre, il est reparti à l'horizontale à une allure vertigineuse.

UN CONSEILLER GENERAL, un cafetier, un joueur de rugby et un champion de natation ont aperçu au-dessus de la chapelle de Brouilly et en direction de Montgelas (Rhône) une soucoupe volante à allure de boule de feu.

M. GEORGES LEROUX, 33, avenue de la Motte-Picquet, à Paris, qui, suivant certaines informations, était désigné comme ayant observé un pot de chambre volant dans la région de Rambouillet, nous fait savoir qu'il n'a jamais vu d'engin mystérieux. Dont acte.

[Ref. csl1:] JOURNAL "LE COURRIER DE SAONE-ET-LOIRE":

Scan.

Les soucoupes volantes continuent leurs raids

PARIS. -- Les "soucoupes volantes" continuent leur ronde mystérieuse. De partout on continue à signaler le passage d'engins mystérieux.

UN MYSTERE A METZ

On apprend que le gouverneur militaire de Metz a demandé un rapport précis sur un fait curieux qui a été constaté à la Foire de Metz.

Le commandant Cotel, spécialiste des forces terrestres anti-aériennes, a en effet constaté la présence, dimanche dernier, dans le ciel de la ville, d'un mystérieux engin qui pendant trois heures resta dans le faisceau d'un puissant projecteur de l'armée.

Le commandant Cotel dirigeait le poste de radar installé au stand de l'armée à la Foire commerciale de Metz, qui vient de fermer ses portes. La station dispose d'un puissant projecteur qui, pendant toute la durée de la foire, balayait le ciel de la ville. Une dizaine d'hommes se trouvaient autour de l'appareil lorsque, dimanche soir, le rayon lumineux s'immobilisa soudain sur un globe immobile en plein ciel, "scintillant, aurait affirmé le commandant, comme une boule de arbre de Noël".

Le rayon était à la verticale. La "chose" semblait se trouver à 10.000 mètres. C'est du moins ce qu'affirmaient les connaisseurs. On ne s'affola pas, il faut le dire.

Alors, comme on ne voulait pas croire aux soucoupes volantes, on décida de nettoyer les glaces et même de changer les charbons du projecteur. Lorsqu'on ralluma celui-ci le ballon était toujours là.

Les curieux, qui s'étaient groupés autour du projecteur, virent, eux aussi, "la boule de l'arbre de Noël". Ils la virent jusqu'au moment où, vers 23 heures, on se résigna à éteindre le projecteur. Ils ne furent pas seuls, d'ailleurs, puisque des habitants du faubourg de Sablon et du Queleu devaient, le lendemain, eux aussi, affirmer avoir constaté le phénomène.

Le radar, cependant, n'avait rien accroché.

- M. Bon, professeur de mathématiques à Lisieux, a aperçu au début de l'après-midi, à Saint-Germain-de-Livet, à 2 ou 300 mètres de la route, au-dessus d'un bois, un disque argenté d'un diamètre de 7 à 8 mètres, qui s'est élevé soudain dans le ciel, sans bruit. Le disque était animé d'un mouvement rapide de rotation.

Après avoir piqué vers le sol d'une altitude d'environ 800 mètres, il est brusquement reparti à l'horizontale à une allure vertigineuse.

UN ENGIN DANS UN PRE NIVERNAIS

NEVERS. -- Deux habitants de Clamecy (Nièvre), MM. Henri Gallois et Louis Vigneron, marchands forains, ont déclaré avoir aperçu dans un pré, à proximité de Corbigny un engin de forme cylindrique.

Ils déclarent qu'alors qu'ils étaient à une cinquantaine de mètres de l'appareil, ils ont ressenti une décharge électrique, tandis que le moteur de leur camion s'arrêtait et que les phares s'éteignirent. Lorsque l'appareil eut disparu, les phares se rallumèrent, mais ils durent remettre le moteur en marche.

UN CONSEILLER GENERAL A VU UNE SOUCOUPE VOLANTE

LYON. -- Le docteur Durand, conseiller général du canton de Belleville-sur-Saône, et M. Bourjeois, cafetier à Saint-Georges-de-Renain, ont vu, au-dessus de La Chapelle-de-Brouilly, une soucoupe volante.

D'autre part, vers 19 h. 30, deux sportifs, MM. Dubuis, 2e ligne en rugby du F.O.C.U, et Coulon, champion de natation, ont aperçu, volant à basse altitude, en direction de Montgelas, une boule de feu qui changea plusieurs fois de couleur.

[Ref. lin1:] JOURNAL "LIBERATION":

Scan.

LES APPARITIONS DE MARTIENS SONT DES CANULARS...
qui ne devraient plus tromper personne

Mais il n'est pas absurde de penser que les explosions atomiques provoquent des phénomènes atmosphériques jusqu'ici inconnus

Parmi la moisson surabondante d'observations d'objets ménagers volants que, depuis quelques jours, l'Agence France Presse (officieuse) nous jette en pâture à longueur de journée, et sur quoi la presse dite à sensation renchérit - à croire qu'un mystère vaut mieux qu'une vérité - nous avons pêché hier, la dépêche suivante:

Châteaubriand, 13 octobre (A.F.P.)

Un garçonnet de 13 ans, le petit Gilbert Lelay, affirme avoir vu hier soir, vers 22 h. 30, un engin mystérieux dans une prairie, à quelque 600 mètres du domicile de ses parents, au village de Sainte-Marie-en-Erbray, près de Châteaubriand. L'enfant déclare être resté dix minutes à observer, à une dizaine de mètres, cet engin qui avait la forme d'un cigare phosphorescent. Un passager, un homme vêtu d'un complet et d'un chapeau gris, chaussés de bottes, lui avait déclaré en français: "Regarde, mais ne touche pas." Il lui mit une main sur l'épaule, tandis que de l'autre, il tenait une boule lançant des feux violets. Il monta dans l'appareil par une portière qu'il fit claquer. Sur ce qui pourrait être un tableau de bord, se trouvaient plusieurs boutons multicolores. Toujours selon l'enfant, l'engin s'éleva lentement, à la verticale, lançant des feux dans toutes les directions, fit deux tour dans l'air et disparu subitement.

Elle n'est ni plus méchante, ni plus originale qu'une autre cette histoire. Mais l'A.F.P. va-t-elle se mettre à publier toutes les histoires que peuvent se raconter les enfants, sur n'importe quel sujet? Sûrement pas, car il n'y aura bientôt plus de place pour caser une "information", ce qui est le rôle d'une agence.

L'ironie n'est plus de mise

Alors pourquoi cet empressement à passer toutes ces dépêches de correspondants, en vrac, sans

Jacques DEROGY

Suite page 5- Col. 7

Scan.

SOUCOUPES VOLANTES

Suite de la P.1-Col. 7

vérification, sans contrôle, sans enquête sur l'authenticité des "témoignages" ou sur la bonne foi des "témoins"? Est-ce vraiment informer l'opinion publique que de lancer à tous les vents, pêle-mêle, les ragots de village, les canulars d'aimables humoristes et les inquiétudes des foules devant tel ou tel phénomène? N'est-ce pas plutôt contribuer à entretenir une psychose?

Nous pensons qu'il faut en sortir, se dégager de cette cascade de descriptions, de cette épidémie qui prend des proportions invraisemblables et qui risque de nous conduire à un torticolis généralisé, sinon au bord de la folie collective.

Nous avons assez ironisé sur les "Martiens" et autres "Uranides" petits, velus et débonnaires, qui rendent visite à quelques campagnards privilégiés, prennent les vergers pour des pistes d'atterrissage, viennent se chauffer au fournil du boulanger du coin, perdent le nord du côté de Limoges et posent en bretelles extra-souples pour les photographes amateurs de certain hebdomadaire. Il pourrait devenir fastidieux pour nos lecteurs d'énumérer ainsi les témoignages plus ou moins farfelus qui nous parviennent au fil des jours, et même des heures. Hier, c'était deux forains de Clamecy qui, apercevant à 50 mètres un engin de forme cylindrique, disaient avoir ressenti une décharge électrique, tandis que le moteur de leur camion tombait en panne; un conseiller général de canton, un cafetier, un joueur de rugby et un champion de natation qui signalaient une boule de feu au-dessus de la chapelle de Brouilly, à Belleville-sur-Saône; un transporteur laitier de Saint-Etienne qui voyait ses phares s'éteindre sous l'action d'un mystérieux rayon vert, filant dans le ciel; un professeur de mathématiques de Lisieux qui pouvait suivre les soubresauts, entre 200 et 300 mètres d'altitude, d'un disque argenté... Il n'y a pas de raison que ce carroussel de vaisselle volante n'arrête de tourner la tête de nos contemporains. Mais du moins pourrait-on stopper l'avalanche des faux témoignages, des affabulations, des mystifications, des descriptions faites de mauvaise foi, qui représentent à coup sûr la grande majorité des observations relatées ces temps derniers, tout simplement en interrogeant les témoins, comme nous l'avons fait, la semaine passée, avec les gendarmes de Coulommiers, pour démasquer l'imposture d'un cantonnier de la région.

Nécessité d'une enquête

Il resterait alors à procéder à une enquête rigoureuse sur les observations dignes de foi, comme celle ouverte par les autorités militaires sur le phénomène signalés par de nombreux visiteurs de la foire-exposition de Metz et par les servants d'un projecteur de l'armée qui, dimanche soir, balayait le ciel messin de son faisceau lumineux. Pendant plusieurs heures, les uns et les autres purent voir un cercle lumineux immobilisé à très haute altitude, saisi dans le pinceau du phare. Le service du radar également monté au stand de l'armée essaya vainement de "contacter" le cercle insolite. D'après les premiers renseignements, ce phénomène pourrait être expliqué par la présence d'un cumulus stabilisé éclairé par la pleine lune à ce moment cachée derrière un rideau de nuages.

Il n'est pas douteux qu'il y a dans le ciel des choses que nous ne connaissons pas. Mais ce nous n'englobe pas uniformément tous les individus. Pour le berger du massif central qui n'a jamais vu d'hélicoptères, cet engin peut apparaître comme une "soucoupe volante", dont on lui rabat présentement les oreilles. Pour les citadins qui ne connaissent pas certains phénomènes naturels - peut-être mieux connus des bergers - tels que les halos, les faux soleil et les fausses lunes (parhélie), le lever de Vénus, le spectre de Brocken (projection sur une couche de brume souvent imperceptible de la silhouette d'une personne cernée d'une auréole irisée, qui peut se produire en montagne) voilà de quoi alimenter les témoignages d' "engins volants non identifiés". On peut se vanter d'avoir déjà vu la foudre en boule ou d'avoir observé l'éclat particulier - plus brillant que la lune - d'un ballon sonde éclairé par les rayons du soleil couchant, au-delà de la couche inférieure des nuages? Qui peut imaginer la vitesse de la tache irisée produite par les phares d'une auto montant sur une côte sur un plafond nuageux? Qui a pu suivre réellement la chute d'un bolide?

Il n'y aurait donc par un type de soucoupe volante, mais 10 ou 20 types, car si soucoupe il devait y avoir, pourquoi ces couleurs et ces formes variées. Mais nous ne connaissons pas toutes les anomalies du ciel.

Nous avons rencontré, hier des savants et des techniciens particulièrement qualifié. Les uns font montre d'une indifférence peut-être très scientifique, mais méprisante pour l'opinion publique. Les autres pour être aussi sceptiques admettent, sans manifester aucune inquiétude, que connaissent de visu les ballons-sondes, les avions à réaction, les prototype d'engins nouveaux, les boules de feu, les parhélies et les mirages en altitude, ils n'ont peut-être jamais vu certains phénomènes plus rares, devenus plus fréquents de nos jours.

"Qui nous dit que les nuages radioactifs qui se promènent depuis quelques années dans le ciel ne produisent pas de phénomènes électrostatiques nouveau, par exemple. Nous sommes loin de connaître tous les phénomènes météorologiques et atmosphérique."

En tout cas une chose est certaine: ce n'est pas en publiant en vrac toutes les dépêches de toutes les communes de France qu'on arrivera à détecter le phénomène nouveau, si phénomène il y a. Et ce n'est pas non plus en tentant de faire analyser par un aéropage de techniciens, pour ne pas dire de savants, des "témoignages" incomplets, imprécis qu'on arrivera jamais à en sortir.

D'aucuns ont demandé la constitution d'un comité d'enquête qui examinerait les observations signalées. Le rôle d'un tel comité devrait être tout d'abord d'écarter et de dénoncer les auteurs de mystification, ceux qui conseillent et ceux qui les exploitent et de ne retenir que les déclarations qui s'avèrent vraiment utilisables, qui ont une signification objective.

Et nous n'hésitons pas à demander des sanctions contre les marchands de sommeil et autres témoins de mauvaise foi.

Alors, mais alors seulement, la science ne se dégradera pas en considérant un problème enfin posé en termes clairs.

J. DEROGY.

[Ref. fle1:] FERNAND LAGARDE:

A l'occasion de la publication d'une carte des lieux d'observations de 1954 en France, Fernand Lagarde signale qu'entre autres, le lieu Brouilly (69) n'a pas pu être localisé.

[Ref. ubk1:] "UFO-DATENBANK":

N° de cas Nouveau N° de cas Enquêteur Date d'observation CP Lieu d'observation Pays d'observation Heure d'observation Classification Commentaires Identification
19541012 12.10.1954 La Chap Drouilly [sic] France LN

Explications:

Carte.

Informations totalement insuffisantes.

La chapelle de Brouilly coiffe le mont Brouilly, un sommet arrondi du Beaujolais situé dans le département du Rhône à 500 mètres vers l'Est du hameau de Brouilly.

Scan.

Ci-dessus: le Mont Brouilly vu de la route à l'Ouest du mont; la chapelle se trouve au sommet.

A 6 km au Nord-est de ce lieu se trouve le petit aérodrome de Pizay; mais je n'ai pas pu déterminer s'il existait déjà en 1954.

Mots clés:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Chapelle de Brouilly, Rhône, Durand, conseiller général, Belleville-sur-Saône, Bourgeois, Saint-Georges-de-Reneins, chapelle, soucoupe volante.

Sources:

[----] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.

Historique du document:

Version: Créé/changé par: Date: Description:
1.0 Patrick Gross 26 septembre 2014 Création, première publication, [ads1].
1.2 Patrick Gross 23 février 2017 Addition [ubk1].
1.3 Patrick Gross 19 novembre 2019 Additions [fle1], Résumé. Explications changées, étaient "Non encore recherchée. La chapelle de Brouilly coiffe le mont Brouilly, un sommet arrondi du Beaujolais situé dans le département du Rhône."
1.4 Patrick Gross 5 mars 2020 Addition [nnm1]. Dans le Résumé, "Le journal régional L'Ardennais, de Charleville-Mézières, rapportait" changé en "Les journaux régionaux Le Nouveau Nord Maritime et L'Ardennais, de Charleville-Mézières, rapportaient"
1.5 Patrick Gross 21 mai 2025 Addition [csl1].
1.6 Patrick Gross 28 juin 2025 Addition [fso1].
1.7 Patrick Gross 17 mars 2026 Addition [lin1].

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Cette page a été mise à jour le 17 mars 2026.