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Les OVNIS dans la presse quotidienne:

La vague française de 1954 dans la presse:

L'article ci-dessous est paru dans le quotidien Le Figaro, Paris, France, page 2, le 27 août 1954.

Voir le dossier du cas.

Scan.

"D'un cigare brillant et immobile se détachèrent cinq soucoupes volantes..."

... nous dit un jeune homme de Vernon encore sous le coup de cette hallucinante vision

(De notre envoyé spécial)

Vernon, 26 août. -- Le ciel de Vernon est plein de merveilleux, et l'apparition dans la nuit de dimanche à lundi dernier, au-dessus de la charmante ville de l'Eure, de cigares et de soucoupe qui vole ne serait à une année d'intervalle qu'une réapparition! Cela du mois ressort de déclaration que nous avons recueillie sur place.

Pour ce qui s'est passé tout au début de cette semaine, on ne compte plus, il est vrai, qu'un seul spectateur: un jeune homme de 25 ans, M. Bernard M..., qui nous a prié de ne pas révéler son identité Un ingénieur chimiste qui avait, prétendait-t-on, observé les mystérieux engins, sommeillait paisiblement à l'heure de leur visite. En revanche, le lendemain, deux gardiens de la paix vernonnais ont affirmé, eux aussi, avoir aperçu une forme allongée lumineuse dans le firmament.

Toutefois, cela ne peut soutenir la comparaison avec la féerie très complète à laquelle M. B. M... aurait assisté.

- Lundi dernier, nous a-t-il précisé, je venais de remiser ma voiture au garage (lequel se trouve à proximité du quai de la Seine) lorsque, levant la tête, je fus ébloui par une sorte de grand cigare brillant et immobile... Au bout de quelques secondes, une soucoupe se détacha du cigare, se plaça dans une position verticale, fonça dans ma direction. Elle était entourée d'un halo incandescent. Après s'être immobilisée en se mettant à l'horizontale, elle s'est soudain éloignée à une vitesse prodigieuse pour se perdre dans la nuit. A peine avait-elle disparu qu'une autre s'est présentée dans les mêmes conditions, ainsi qu'une troisième, une quatrième et une cinquième. C'est celle-ci qui m'a causé la plus forte impression. Elle était descendue nettement plus bas que les précédentes et s'était arrêtée un instant au-dessus du nouveau pont comme si elle cherchait une cible. Au moment où elle était à sa plus faible altitude, je distinguais nettement qu'elle était rouge au centre et noire sur les bords, ce qui tranchait avec le halo très ardent. On n'entendait pas le moindre bruit.

A son tour, elle disparut à une allure fantastique vers le nord, d'où elle venait. Le cigare, lui, s'était depuis longtemps volatilisé. Je n'ai aucune idée des dimensions que pouvaient présenter ces objets ni de l'altitude où ils évoluaient. Tout avait duré environ trois quarts d'heure.

- Pourquoi, demandons-nous à M. B.M. ne pas avoir appelé quelqu'un? En dépit de l'heure tardive, bien des personnes vous eussent été reconnaissantes de leur permettre d'assister à un pareil spectacle!

Notre interlocuteur nous répond que pour y songer il avait été trop saisi par ce dont il avait été témoin.

M. Buc est le gardien de la paix avec lequel nous nous sommes entretenus également et qui nous a confirmé avoir aperçu une dizaine de soucoupes volantes le 31 avril 1953, à 17 heures, donc en plein jour, alors qu'il se trouvait dans son jardin (au-dessus de Vizy, faubourg de Vernon). Sa jeune femme et leur fils Marcel, maintenant âgé de six ans, les ont contemplé de même. La chose a été relaté en son temps par Le Démocrate, hebdomadaire local, et fit l'objet d'un rapport qui figure dans un ouvrage consacré à ce mystérieux phénomène.

Pour notre part, nous nous garderons bien de conclure. Mais on parle tant de météores, de soucoupes et de cigares volants que celui qui n'a jamais eu la chance d'en apercevoir finit par nourrir un fameux complexe d'infériorité...

André Larcher.

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Cette page a été mise à jour le 25 mars 2026.