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Les OVNIS dans la presse quotidienne:

La vague française de 1954 dans la presse:

L'article ci-dessous est paru dans le quotidien L'Est Républicain, France, page 2, le 21 septembre 1954.

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LE BILLET DU JOUR

"Donnez-nous notre merveilleux quotidien..."

UN PAYSAN DE LA CORREZE A DONNE L'ACCOLADE AU PILOTE D'UNE SOUCOUPE VOLANTE (LES JOURNAUX)

Un jour qu'il se promenait avec André Gide, Oscar Wilde, l'auteur du "Portrait de Dorian Gray", prit son ami par le bras et lui dit: "Comprenez bien qu'il y a deux mondes: celui qui est sans qu'on en parle. On l'appelle le monde réel, parce qu'il n'est nul besoin d'en parler pour le voir. Et l'autre, c'est le monde de la fiction, celui dont il faut parler parce qu'il n'existerait pas sans cela."

Là-dessus, il se mit à lui compter les aventures d'un étrange personnage.

Il y avait, un jour, un homme que, dans son village, on aimait bien parce qu'il rendait service à l'occasion, buvait sec à l'auberge et racontait des histoires.

Le soir, les gens du pays se rassemblaient autour de lui (ils avaient travaillé durement toute la journée, le nez sur leurs outils) et tous - ou presque tous - lui disaient: "Allons, raconte, qu'est-ce que tu as vu aujourd'hui?".

Il racontait: "J'ai vu, dans la forêt, un faune qui jouait de la flute... Les lapins s'étaient mis en cercle autour de lui et dansaient la mazurka"...

"Raconte encore", disaient les gens.

"Au bord de la mer, continuait-il, j'ai vu trois sirènes sortir des vagues et peigner leurs cheveux bleus d'acier avec un démêloir vert de gris... Un dauphin s'ébrouer [sic] à côté d'elles... sa queue avait la forme d'un accent circonflexe, ses écailles étaient faites d'un métal inconnu, d'un éclat insoutenable..."

Un jour, cependant, le conteur aperçut dans la forêt un faune qui jouait de la flute et, près de la mer, trois sirènes et un dauphin.

Ce soir-là, quand il rentra dans son village et qu'on lui demanda: "Allons, raconte! Qu'as-tu vu?". Il répondit: "Je n'ai rien vu".

Ainsi, nous arrive-t-il, les jours où nous sommes vraiment las de voir toujours les mêmes tête (et d'entendre les mêmes paroles et d'assister aux mêmes cérémonies et de lire les mêmes récits) de souhaiter voir apparaître un homme vraiment nouveau. Un homme qui n'auraient pas la tête de bisaïeul - qui se servirait d'un langage tout frais. Dont lesyeux, extraordinairement clairvoyants, rendraient les mensonges inutiles...

Voilà, sans doute, pourquoi nous a semblé si belle l'histoire de cet habitant d'une autre planète, immobilisant son "cigare" quelques minutes dans un coin perdu du plateau de Millevaches et embrassant le conteur comme du bon pain.

Si elle avait été "vraie", c'est l'évidence même, personne n'en aurait jamais rien su.

Trop ému pour en apercevoir l'hallucinant intérêt, le paysan l'aurait cachée à sa femme, au capitaine de gendarmerie, aux envoyés spéciaux des journaux du soir...

Il aurait gardé son "cigare" pour lui. C'eût été vraiment dommage.

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Cette page a été mise à jour le 18 avril 2026.